Le koba ravina — souvent appelé simplement koba — est, avec les mofo gasy, la pâtisserie de rue malgache par excellence. On l’achète en tranches, découpé au fil, à même le rouleau.
Ce qu’il y a dedans
- farine de riz comme base
- des arachides pilées, qui donnent le goût dominant
- de la banane écrasée, pour le sucre et le moelleux
- du sucre, parfois un peu de miel
- et une feuille de bananier comme moule et emballage
Une cuisson très longue
Le mélange est enveloppé serré dans les feuilles, ficelé, puis cuit à l’eau ou à la vapeur pendant plusieurs heures — parfois toute une nuit. C’est cette cuisson lente qui donne la texture dense, presque compacte, et le parfum de feuille cuite si caractéristique.
La feuille de bananier n’est pas un simple emballage : elle parfume la pâte et l’empêche de sécher.
Où le trouver
Le koba se vend aux abords des marchés, aux arrêts de taxi-brousse, aux sorties d’école. On le mange à la main, en marchant. Certaines régions en ont fait une spécialité réputée, avec des recettes jalousement gardées.
C’est un aliment complet — riz, arachide, banane — qui tient au corps. Ce qui explique sa place dans les longs trajets : une tranche de koba et une bouteille d’eau, et l’on tient la route.
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