Une silhouette massive, un tronc en bouteille, quelques branches nues au sommet : le baobab est devenu l’image de Madagascar dans le monde entier.
Six espèces qui n’existent nulle part ailleurs
On compte une petite dizaine d’espèces de baobabs sur la planète. Madagascar en abrite six espèces endémiques — présentes uniquement sur l’île. C’est de loin la plus grande diversité de baobabs au monde.
Le plus connu du grand public est celui de l’allée des Baobabs, près de Morondava, sur la côte ouest. Ces arbres alignés le long d’une piste de terre rouge forment l’un des paysages les plus photographiés du pays, surtout au coucher du soleil.
Un arbre utile, pas seulement beau
Le baobab n’est pas un simple décor. Selon les régions et les espèces, on utilise :
- ses fruits, à la pulpe acidulée riche en vitamine C
- ses graines, dont on tire une huile
- son écorce fibreuse, pour la corderie
- et sa capacité à stocker l’eau dans son tronc, précieuse en zone sèche
Pourquoi ils sont menacés
Le baobab pousse très lentement et vit très longtemps. Un arbre abattu ne se remplace pas à l’échelle d’une vie humaine. La pression agricole autour des zones sèches, les feux de brousse et la difficulté de régénération des jeunes plants inquiètent les botanistes : dans plusieurs zones, on voit des géants centenaires mais très peu de jeunes arbres.
Protéger un baobab, c’est donc protéger un paysage qui met des siècles à se reconstituer — comme la forêt dont dépendent les lémuriens.
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