Le hira gasy — littéralement « chant malgache » — est l’art populaire des Hautes Terres. Ce n’est ni un concert, ni une pièce de théâtre : c’est les deux à la fois, plus un discours.
Comment se déroule un hira gasy
Une troupe (mpihira gasy) se présente devant le public, souvent en plein air. Le spectacle enchaîne :
- un kabary d’ouverture, discours d’honneur adressé à l’assistance
- des chants à plusieurs voix, accompagnés de cuivres, violon, tambour
- des danses codifiées, très rythmées
- et un propos moral : conseils sur la vie de famille, le respect, le travail
Quand deux troupes se rencontrent, elles ne jouent pas en même temps : chacune exécute tour à tour toutes les parties du spectacle, et le public tranche.
Ces costumes qui intriguent
Les redingotes à galons et les chapeaux des hommes surprennent : ils évoquent les uniformes d’officiers du XIXe siècle. C’est un héritage direct de la période royale et des contacts avec les Européens, réinterprété par la scène populaire.
Un art reconnu
Le hira gasy n’est pas un folklore figé pour touristes : il reste joué lors des fêtes de famille, des funérailles, des campagnes de sensibilisation. Les troupes se transmettent souvent de génération en génération, et le répertoire s’actualise avec les préoccupations du moment.
Pour un visiteur, c’est probablement le meilleur point d’entrée dans la culture des Hautes Terres : en une heure, on y entend la musique, la langue d’apparat du kabary et la morale sociale malgache.
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