Le fanorona est le jeu de plateau national malgache. On y joue à deux, sur un damier de lignes et d’intersections, avec des pions — souvent de simples cailloux.
Le principe
Chaque joueur dispose de pions sur les intersections. On capture les pièces adverses par approche ou par retrait : en avançant vers une ligne de pions ennemis, ou en s’en éloignant. Toute une ligne peut tomber d’un seul coup.
La version la plus répandue est le fanorona tsivy, sur un plateau de neuf colonnes. Il existe des variantes plus petites, plus rapides, pour apprendre.
Un jeu de calcul, pas de hasard
Il n’y a ni dés ni cartes : tout est visible, tout est calcul. Le fanorona est réputé difficile à bien jouer, et les parties entre joueurs expérimentés sont longues et silencieuses.
Il occupe dans la culture malgache une place comparable à celle des échecs ailleurs : un jeu de vieux sages autant que de gamins accroupis dans la poussière.
Pourquoi le faire découvrir aux enfants
- il ne coûte rien : des lignes tracées au sol et des cailloux suffisent
- il se joue partout, sans électricité ni écran
- il développe l’anticipation et la patience
- et il porte une part du patrimoine, comme le kabary ou les proverbes
Dans une soirée de jeux en famille, alterner un quiz sur téléphone et une partie de fanorona donne un bon équilibre : l’un fait parler tout le monde, l’autre fait réfléchir deux personnes en silence.
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